
La première pièce de la collection de la Cité de l’Économie et de la Monnaie est le bâtiment lui-même. A l’architecture néogothique de brique, conservée au plus près de son état d’origine, se superpose une muséographie didactique et vivante. Ceci dans une recherche de rapport entre passé et modernité.
Dans le respect des œuvres des architectes Février et Defrasse, la magie du lieu sera utilisée pour la découverte d’espaces très différents au travers de séquences qu’un circuit muséographique va, paradoxalement, mettre en ordre, donnant une unité nouvelle à l’ensemble du bâtiment, qui n’a jamais pu ainsi être perçu intégralement. C’est le rapport de l’unitaire et de l’organique.

Une grande faille monte directement du RdC à la terrasse. Cet espace reconquis, couvert d’une verrière plate, filtrant la lumière zénithale par des motifs de photopiles, entoure le dôme Defrasse, entouré de tous les toits et lucarnes des hôtels voisins. C’est le contrepoint sommital de l’intériorité extrême du château Louis XII.
Le contenu pédagogique du Musée-Cité de l’Économie nécessite une traduction didactique forte, ludique, imagée. Il s’agit de faire comprendre les différents aspects de l’économie, souvent complexes, par des analogies et des images simples. On propose de créer une analogie avec le théâtre - ainsi les acteurs de l’économie accueillent le visiteur, se présentent, l’invitent à leur jeu et cèdent leur place d’acteur afin que le visiteur devienne lui-même partie prenante de la pièce qui se joue. Le parcours se déroule en plusieurs actes et amène le visiteur vers le point culminant de la narration.

Différents niveaux de lecture sont proposés tout au long de l’exposition permanente. Ils sont adaptés au contenu à transmettre et aux profils des visiteurs. Les contenus concernant l’économie sont déployés sur des objets dynamiques, souvent interactifs qui permettent une transmission vivante des informations. Une mise en image didactique rend les contenus accessibles au public peu ou non averti. Par l’utilisation des NTIC, le propos restera vivant, permettra de développer un centre de ressources et, en contrepoint de l’ancrage historique, d’être en totale phase avec l’actualité.





